psychiatre et coach

Je m’appelle Stéphan Bastide.


Depuis plus de 15 ans, j’exerce en pédopsychiatrie.


J’y ai appris à écouter ce qui ne se dit pas, à sentir les mouvements intérieurs avant même qu’ils ne prennent forme.


J’ai soigné des enfants, accompagné des familles, fait grandir des équipes.


Et j’ai tenté, autant que possible, de préserver un peu d’humanité dans des structures qui en manquaient parfois cruellement.

 

Mais avec le temps, une question s’est imposée. 
Soigner, oui.

Mais dans quelles conditions ?

Et à quel prix pour les sujets, comme pour ceux qui les accompagnent ?

À force de composer avec l’impossible, j’ai senti que je m’éloignais de ce qui m’avait menée là : le désir de comprendre, d’accompagner, de voir éclore, de rendre intelligibles des processus qui dépassent souvent les individus eux-mêmes.

Alors j’ai choisi de faire autrement.
Aujourd’hui, je poursuis ce même fil rouge :
comprendre comment les individus et les collectifs résistent (ou ne résistent pas) aux dynamiques d’influence contemporaines.

Récits dominants, dispositifs informationnels, saturation cognitive, manipulation de l’attention.
Ce qui agit sur nos subjectivités souvent à notre insu.

Ce territoire, on l’appelle guerre cognitive.

Je l’aborde depuis l’endroit où je me tiens : la clinique.

Ce que j’observe dans la chair des individus, dans leurs mots, dans leurs effondrements ou leurs résistances, dit quelque chose que les approches purement stratégiques ou technologiques ne peuvent pas totalement embrasser.

L’humain concret, ses vulnérabilités, ses ressources, sa structure psychique, précède et conditionne tout le reste.

Mon hypothèse de travail est simple : on ne construit pas de résilience cognitive sans partir de l’individu réel.

L’intelligence artificielle occupe une place centrale dans cette réflexion, non comme un simple outil, mais comme un facteur de transformation profonde de notre rapport au monde, au temps, à l’altérité et à nous-mêmes.

Mon parcours est atypique.
J’ai compris que je ne trouverais pas ma place dans un cadre préexistant. Il m’a fallu la créer.

Cela m’a souvent amenée là où on ne m’attendait pas.

À recommencer à zéro.

À penser hors des cadres.

Dans ce blog, je partage des analyses et des explorations issues de ce travail de lecture, de terrain et d’observation, au croisement de la psychologie clinique, des dynamiques d’influence et des environnements informationnels contemporains.

Une pensée volontairement marginale, mais rigoureuse. 


Parce que penser autrement, c’est déjà expérimenter une certaine forme de liberté intérieure, et surtout de résistance face aux modèles qui nous écrasent.